Interdépendances croissantes, diffusion quasi instantanée de l’information, confrontation des valeurs, des croyances et des identités sont autant d’éléments qui caractérisent les évolutions majeures en ce début du XXIe siècle.
Dans ce contexte, la volonté grandissante de fédérer des acteurs autour d’objectifs transnationaux -sécurité internationale, défense de l’environnement, régulation du système financier- constitue un défi pour les décideurs. En effet, les bouleversements politiques,
économiques, technologiques et sociaux que nous observons portent en eux une rupture radicale avec les cadres de référence traditionnellement admis.
Pour autant, ces transformations annoncent-elles nécessairement une ère de l’indécision générale, du tâtonnement, des décisions de court-terme, voire de l’impuissance ?
Face à des enjeux à la fois globaux et locaux, comment évoluent l’art et la manière de concevoir et de prendre une décision ?
L’École nationale d’administration (ENA), l’École des hautes études commerciales (HEC) et l’École de Guerre (EdG) ont pour mission de former des décideurs pour demain. Chaque année, les élèves de ces trois grandes écoles confrontent leurs visions à l’occasion d’un colloque. Après avoir abordé en 2011 « Le temps de la décision » et en 2012 « Agir dans l’incertitude », ils tenteront en 2013 de dresser le portrait du décideur du XXIème siècle autour du thème « Nouveau monde, nouveaux décideurs ? ».
Le 7 juin 2013, à l’École militaire, des responsables du monde militaire, économique et de la fonction publique débattront de ces questions dans le cadre de deux tables rondes ayant pour thème : «Latitude du décideur, acteur d’influence ou sous-influence ? » et « L’aptitude du décideur, une question de culture personnelle ? ».